Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le destin tragique de Kang Il-chul (dans le film Jung-Min) emmenée de force par l'armée japonaise pour être utilisée comme "femme de réconfort". Un terme galvaudé et péjoratif pour ces centaines de milliers de femmes, pour la plupart, coréennes. Ces jeunes filles étaient retirées à leurs parents pour officiellement "travailler à l’usine". Elles devenaient en fait des travailleuses dans les usines à sexe des militaires nippons pendant la seconde guerre mondiale. Un pan de l’histoire douloureuse coréano-japonaise, méconnu du grand public. Cet esclavagisme sexuel est resté caché jusqu’à la fin du XXe siècle. Jusqu’à ce jour, ce sujet reste épineux entre la Corée et le Japon.
Ce chef d’œuvre bouleversant m’a littéralement transpercé le cœur, j’en suis ressortie ébranlée par tant de cruauté inimaginable. Le réalisateur pose un regard d'une beauté tragique au lyrisme dramatique. La prestation des actrices est remarquablement déchirante, j'ai rarement ressenti une telle douleur devant un film. Les mots sont dérisoires pour décrire les émotions ressenties face à ces souffrances inhumaines infligées envers ces frêles jeunes filles innocentes. Une trentaine d’entre elles, âgées en moyenne de 90 ans, sont encore vivantes. Puisse leurs âmes reposent en paix.