Ni spectaculaire, ni drôle, ni intéressant, ce volet de conclusion se montre très décevant voir embarrassant.
Non pas que Abrams ne soit pas un bon faiseur d'image. Certains plans sont assez ambitieux et possèdent un potentiel iconique indéniable. Mais son approche de la reprise de ce culte joue les petits bras. Il resuce son idée de brassage-pillage des épisodes Lucasiens du réveil des la force avec la même platitude laissant les spectateurs amateur indifférents. En plus, il vient y coller des moments vintage souvent risibles (le flashback Luke Leia) et au mieux mièvres (papa Solo) pour jouer du fan service. Son prédécesseur à la réalisateur voulait tuer le père pour faire table rase, avec perte et fracas, mais il cherchait au moins à se soustraire du pesant héritage pour imposer quelque chose d'autre. Ici, J.J. annule tout en recentrant toujours le sujet sur les racines, et on tombe dans la visite d'un EPHAD (coucou Lando!) d'une galaxie très très lointaine.
Seul victoire, le retour à la vie de Fisher est des plus convaincante, une vraie prouesse technique.
Pour le reste, tout le monde se débat avec grand zèle mais aucun charisme. Toute les idées projetées comme la force animant Finn par exemple ne sont jamais approfondies. Un grand gâchis qui trouve sa plus belle illustration dans le soporifique remake du drama final du retour du jedi où l'ennui succède à la gène.
Quelle désolation.