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Un flic à Miami
La grande époque de Burt Reynolds remonte aux années 70 depuis son rôle dans Délivrance. Dans les années 80, il continue un peu son numéro de macho avec grosse moustache, bagouse au doigt, jean...
le 11 juin 2017
Burt Reynolds, je l’aime bien. Il a une gueule et une vraie présence à l’écran. Mais ses films sont, en revanche, rarement à la hauteur de ce qui aurait pu lui permettre de s’inscrire durablement dans l’histoire du cinéma hollywoodien. Il y a bien sûr Délivrance mais il n’est pas le seul à porter le film. Pour le reste, j’aime bien Les Bootleggers mais je n’adhère pas à ses comédies puériles sur les routes du Sud. Quant à ses réalisations, en tête Gator et le pourtant apprécié L’Anti Gang, elles m’ont très sérieusement déçu. Autant dire qu’en me lançant dans ce Stick, mal aimé et passé sous un paquet d’écrans radars, je ne m’attendais pas à grand-chose. Et pourtant, je suis tombé sur ce que je suis souvent venu chercher chez l’ami moustachu, à savoir une série B dynamique avec une petite ambiance sympa. Certain qu’on n’est pas devant le polar du siècle (la question n’est pas là d’ailleurs) mais le résultat est un divertissement plutôt agréable.
Par rapport à ses deux précédentes réalisations, Burt Reynolds a mis la pédale douce sur la romance. Y en a une, certes, mais, elle ne parasite pas la pellicule. Le rythme, surtout, est moins alangui. Ce n’est pas trépidant (et ce n’est pas forcément ce qu’on demande) mais le film alterne avec pertinence temps morts et temps forts, avec poursuites, bastons et, bien sûr, une bonne dose d’humour qui évite de sombrer dans le ridicule. Au milieu de cette histoire classique de vengeance, Burt Reynolds est comme un poisson dans l’eau et parvient à trouver le juste ton dans un polar typique de l’époque qui reprend, certes, des recettes éculées mais avec une véritable efficacité.
On pourra, bien entendu, mégoter sur une dernière ligne droite pas tout à fait à la hauteur de la mise en place de l’intrigue mais l’ensemble reste maîtrisé. Tournant clairement le dos à la nouvelle grammaire des 80’s qui veut qu’un film croule sous les prouesses d’action, la réalisation se concentre sur des péripéties pépères et une résolution à renforts d’une grosse fusillade après avoir expédié une partie des méchants par-dessus la rambarde d’un immense building (avec une cascade démentielle que Burt Reynolds a toujours adorée). Le générique final avec un happy end amoureux un peu niais sur fond de chanson FM demeure une réminiscence des scènes de mauvais goût entrevues dans ses précédentes réalisations, mais ce Stick se place bien au-dessus de ces deux-là. Dispensable évidemment, mais sympathique.
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Créée
le 21 avr. 2025
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