Une douceur estivale, une famille désunie à jamais, et une honnêteté dans la mise en scène pour capter la vérité qui hurle: ça donne un très grand film signé par le maestro japonais Kore-eda.
Ce cinéma à échelle humaine , profondément vrai et sans cynisme, peut étonner par la simplicité de sa forme et de son fond, mais c'est la force du film: capturer une journée , entre les repas, les regrets, les reproches, les non dits , les absences, les présences, pour rendre au réel sa poésie inévitable, tragique et belle.
Le vert étouffant des arbres, l'enfant très conscient, les parents si légitimes et véritables dans leur aigreur : tous ces éléments visuels et dans l'histoire en font un film touchant, en tout cas qui me parle à moi. L'environnement, les dialogues et la musique tout ca est incroyablement bien maîtrisé pour aboutir sur un portrait familial , si universel dans son sujet et si précis et efficace dans son approche.
Juste je me demandais est ce que le film aurait été plus subtile avec une autre fin que celle la que je trouve convenu , mais en fait c'est dans cette simplicité très directe que le film performe. On vole haut, très haut dans le ciel.
Faut absolument que je me fasse sa filmo.
Bref on sent le film et le plaisir du visionnage est instinctif, que ce soit le souffle du vent, les corps qui s'évitent et se retrouvent, les ombres et la lumière, un film sans prétention qui avec son esthétique et ses plans fixes atteint des sommets dans son traitement du cadre familial.