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le 14 oct. 2017
SuivreDe nos plus bas instincts
Âmes sensibles s'abstenir. Uwe Boll n'est pas vraiment connu pour sa délicatesse. Pour ses talents de réalisateur non plus d'ailleurs. Rien de déjanté dans ce huit-clos pénitencier... quoique ?...
Âmes sensibles s'abstenir. Uwe Boll n'est pas vraiment connu pour sa délicatesse. Pour ses talents de réalisateur non plus d'ailleurs.
Rien de déjanté dans ce huit-clos pénitencier... quoique ?! Disons que le registre est différent, moins léger qu'à l’accoutumé pour le réalisateur Allemand qui revient sur un fait divers tragique. Stoic nous plonge immédiatement dans cette cellule oppressante avec le suicide d'un des 4 détenus qui y cohabitent. Le film relate ensuite les événements qui ont précédé cet acte de désespoir en parallèle avec le témoignage des 3 détenus restants. D'abord dérangeant dans l'humiliation qui va crescendo, le film s'oriente petit à petit vers le malaise et le dégoût. Soyez prévenu, vous ne décrocherez pas un sourire. Uwe Boll filme ses 4 personnages au plus prêt, insistant sur l'inévitable promiscuité d'un tel lieu et rend étouffant cet espace dans lequel nos anti-héros sont confinés durant 20 heures sur 24.
Porté par des acteurs possédés qui ont improvisés leur personnage, Stoic n'est qu'un supplice moral et physique que le spectateur doit endurer.
On se demande d'ailleurs par moment pourquoi ?
Uwe Boll dénonce t'il ?
Est ce du voyeurisme pur et dur ?
Y a t'il une justification à montrer de tels images ?
Et puis, à bien y réfléchir, aidé par l'idée d'alterner les détenus témoignant de ce qu'il s'est passé en opposition avec ce qu'il s'est réellement passé, on arrive à se dire que rien ne justifie une telle barbarie. Rien ne justifie de tels actes alors pourquoi s'embêter à justifier leur récit surtout lorsqu'on se rend compte à quel point certains de ces hommes sont pourris jusqu'à la moelle.
Pas de musique, pas d'effets, 4 murs gris et 4 hommes. Boll frappe fort, juste, directement dans nos tripes en nous montrant l'homme dans ce qu'il a de plus gerbant. La loi du plus fort dans ce qu'elle a de plus animal pour un film qui viendra sans détours à bout de tous ceux qui pensaient s'être levé du bon pied ce matin.
Pourtant friand de ce genre d'histoire, j'avoue que la dureté de l'ensemble m'empêche d'aller au delà du bon film. Difficile de dire qu'on aime ou qu'on aime pas. La note est plutôt représentative de ce que l'on supporte...ou pas.
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le 14 oct. 2017
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le 14 oct. 2017
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