Cette histoire vraie se déroule en 1969, à New-York. Le Stonewall est un bar situé à Christopher Street, une rue très fréquentée par les homosexuels. La plupart d'entre eux sont rejetés par leurs familles à cause de leur orientation sexuelle et se retrouvent abandonnés à eux-même, dans la rue, obligés de vivre de la prostitution. Le Stonewall est donc un lieu de rendez-vous où les marginaux, discriminés par une société intolérante, se réunissent pour danser et draguer. Tenu par la mafia, les policiers y font souvent des descentes, arrêtent et lynchent bon nombre d'homosexuels. C'est de là que sont nées les émeutes. Persécutés par une société qui leur refusait jusqu'aux droits les plus fondamentaux, ces jeunes se sont révoltés. Ils n'avaient rien à perdre. Le réalisateur, Roland Emmerich (lui-même gay) les oppose d'ailleurs aux intellectuels qui eux, n'agissaient pas.
Le film a été un échec et vivement critiqué parce que Danny, le personnage principal est beaucoup trop lisse. Un choix que le réalisateur a fait afin qu'une majorité de spectateurs puissent s'identifier. Comprenez : il ne fallait pas qu'il fasse trop gay. Même si ce choix est dérangeant, ce que je regrette le plus, c'est la partie bâclée sur les émeutes. Dans le film, elle s'étend sur une nuit alors qu'en réalité, elles ont duré presque une semaine. C'est dommage qu'il ne se soit pas attardé davantage là-dessus car c'est un événement historique majeur dans l'avancée des droits homosexuels. Par ailleurs, la naissance de la Gay Pride découle de ces émeutes. En effet, à l'origine, il s'agit d'une marche célébrant le souvenir des émeutes de Stonewall. Malgré ces passages trop vite abordés, j'ai beaucoup aimé le film et les relations qui se sont créées entre les personnages (big up au personnage de Ray Castro, interprété par Jonny Beauchamp).