Dans la Ville éternelle où tout bouge quand tout semble immobile, où la faible agitation de la surface provient de profonds mouvements souterrains, la descente aux Enfers de quelques personnages qui, tous, surestiment la puissance qui est la leur (parce qu'ils se la sont attribuée par la force et la violence) et seront les victimes de la démesure (l' "hybris' des anciens Grecs) de leurs désirs, lorsqu'ils vont se retrouver pris dans des conflits qu'ils ne maîtriseront plus, leurs émotions les guidant davantage que leur raison et les égarant jusqu'à finalement les perdre. Il n'est dès lors pas anodin que le film s'ouvre et se referme (presque) sur l'image d'un homme en prière, un homme qui, lui, renoncera au pouvoir...
Un fim parcouru d'un souffle presque shakespearien !