Vingt ans avant que Manhattan ne soit transformé en prison géante pas assez sécurisée pour empêcher Kurt Russell de se faire la malle, la grosse pomme avait déjà ses petits soucis. Se fut un été caniculaire qui causa une panne d'électricité, qui elle même causa une vague de pillage. Mais pire encore, la vile était terrorisée par un tueur série du nom de David Berkowitz. Un mec qui serait normal si un chien vieux de 2000 ans ne l'obligeait pas à assassiner les femmes brunes au cheveux mi-long qui se bécotent dans leur voiture.


Mais il y'avait aussi des trucs cool. Les Yankees ont encore une fois remporter la coupe du monde de baseball. C'était aussi la grande époque du disco et du punk. Ou plutôt le disco OU le punk, fallait choisir, et es chiens ne se mélange pas avec les chats. Du Spike Lee tout craché. Malgré le fait qu'il délaisse le thème des tensions raciales, on retrouve cette même critique d'une société divisée selon des motifs absurdes.


Summer of Sam est un hommage nostalgique de Spike Lee à sa ville. C'est aussi un thriller dans lequel la traque d'un tueur fou est menée par une bande de rital du Bronx, rappelant un peu la trame de M le Maudit. Mais l'histoire principale rappelle plus La Fièvre du Samedi Soir. L'histoire de Vincent et Dionna, un couple chaotique, tiraillé entre amour passionné et infidélité. On comprend mal comment ses deux histoire s'imbrique. Au début le couple se resserre car Vincent prend conscience qu'il pourrait perdre cette femme qu'il aime à cause d'un assassin dégénéré. Puis les deux intrigues se séparent, le film part dans toutes les directions et perd beaucoup en cohérence.


Un film qui reste plaisant à voir pour les très bonne prestations de John Leguizamo, Mira Sorvino, et surtout un Adrien Brody mémorable en punk de la première heure. La bande-son est très agréable et fait la part belle à Marvin Gaye, Abba et Elton John, tout comme au Who, Talking Heads et les Ramones. Spike Lee sort un peu de ses clous, tout en restant fidèle à lui-même, pour livrer un film assez mineur dans sa carrière. Dispensable.

BenByde
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le 11 déc. 2018

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