Les années 2010 marquent le sommet de la verve créatrice de Hong. Très longs plans- séquences de beuverie où les personnages jouent aux chaises musicales, reprennent des dialogues déjà entendus plusieurs fois, une chanson populaire (mais pas Cloclo) comme refrain, du poulet au menu et une apprentie cinéaste mignonne et insupportable. Hong Sang-Soo est en pleine forme et nous livre un film passionnant, plein de mensonges, de questionnements et surtout de solitude et de tristesse.
Si on mesure la qualité de ses films au nombre de bouteilles éclusées par ses personnages, on atteint ici un sommet.
Peut-être pas, mais un très joli film beaucoup plus profond qu'il en a l'air.