Cul, couilles, bites, nichons
Après 20 minutes, on a déjà eu droit à une petite centaine de "bites", "queues", "nichons" et vocabulaire fleuri de la part du p'tit gros qui, passé ces 20 minutes, devient limite saoulant, voire carrément pénible. Heureusement, la présence modérée et détachée de l'excellent Michael Cera vient équilibré la chose. Digne de son personnage de George Michael de "Arrested Development", il conserve son personnage gentil, naïf, un peu cul cul et constament rempli de questions qui le font douter. A voir, pour les fans de la série.
Un scénario pas du tout original. Des jeunes loosers qui veulent fourrer de la chatte avant de quitter le lycée. Déjà vu. Dans quoi encore? "American Pie"? La quête d'alcool, clef de leur objectif sexuel, parviendrait presque à nous faire oublier la ressemblance. Cela nous offre des péripéties plus ou moins drôle selon l'humour de chacun. C'est pas fin, c'est clair mais c'est parfois drôle. Admettons-le. Cela reste une comédie américaine pour ado. Mais c'est loin d'être la pire. Parce qu'elle est principalement destinée aux garçons? .... .... ...
Jusque là, je trouvais l'ensemble moyen. Mais c'était sans compté sur le duo de flics barjos complétement allumés. Ok, ils sont pas réalistes pour un balle. Pas plus que le fait que des loosers passent à deux doigts de se taper des bonnasses. Mais dans un tel film, qui a prétendu être réaliste? Personne. Quand on regarde une comédie, on s'arrête pas là dessus. Donc nos deux flics disais-je, ne laissent pas indifférent. Leur style flirtant entre l'incompétence et la folie n'en fait pas des salopards, juste des gars un peu à la masse (un peu beaucoup?) mais finalement gentils, pas bien méchants. Je les ai adoré, bien plus que le p'tit gros (malgré ses chefs d'oeuvre de bites). Parce que j'ai toujours adoré les personnages barrés et je les adorerai toujours.