Le troisième volet des aventures de notre extra-terrestre en collants se révèle meilleur que le précédent, qui était pas loin d'être un navet et se trouvait surtout être un sacré test d'attention tant il était soporifique et peu intéressant. Pourtant, si on retrouve le même réalisateur (Richard Lester, responsable de deux films avec les Beatles), que l'orientation comique est encore plus poussée que dans le second épisode (avec une scène d'introduction très Jacques Tati) et qu'un Richard Pryor très moyennement drôle vole trop la vedette à Superman, cette suite se montre beaucoup plus amusante et donne parfois vraiment l'impression d'un comic book prenant vie sous nos yeux. La débilité des péripéties (un chômeur se découvre hacker de génie et aide un millionnaire maléfique possédant une piste de ski sur la terrasse de son building à s'enrichir en manipulant la météo à l'aide d'un satellite et en détournant des pétroliers) et de la transformation du héros en evil superman (ce qui le pousse à redresser la tour de Pise pour emmerder les vendeurs de souvenirs, souffler la flamme olympique et se taper la secrétaire du méchant), les couleurs chatoyantes et le combat final où un superordinateur construit on sait pas trop comment ni pourquoi transforme la sœur du méchant en cyborg en font assurément un bon candidat de location en VHS pour une soirée popcorn à la maison.