Sympathy for the Devil est un thriller efficace au scénario minimaliste, avec plusieurs points forts.
D’abord la prestation hallucinée et hallucinante de Nicolas Cage en parfaite osmose avec la prestation toute en sobriété de Joël Kinnaman.
Ensuite la superbe ambiance nocturne magnifiée et mise en scène par le réalisateur. Les néons, les routes désertes, les flammes trouant la nuit participent à nous faire ressentir la solitude, la peur et la souffrance des deux personnages.
La relation inquiétante qui s’instaure entre les deux hommes : le conducteur et le passager qui s’invite. Le premier, déjà père d’un petit garçon, se rend à l’accouchement de sa femme. Le second ? mystère… Qui est-il ? Un psychopathe ? Ou bien s’agit-il d’autre chose ? Que veut-il ? A-t-il choisi au hasard la voiture dans laquelle il est monté ? Veut-il tuer le conducteur ou simplement l’utiliser pour se rendre là où il veut ?
Le format court : le film ne s’enlise pas, il prend le temps de nous entraîner dans cette virée nocturne et il se dénoue sans trop traîner tout en nous ayant fait passer par diverses émotions et interrogations.
Cette histoire est servie par une réalisation maîtrisée soignée tandis que la BO est fort bien choisie.
J’en suis sortie en me félicitant de ne pas m’être laissée arrêtée par la moyenne basse sur SC…