J'ai regardé ce film uniquement pour Amber Heard.

Pas la peine de se mentir, si la compagne actuelle de Johnny Depp n'avait pas été au casting, je n'aurais probablement jamais visionné ce long-métrage.
Pourtant, étant moi-même un homme pressé, comme dirait l'ami Cantat, il y avait matière à attirer mon attention avec toutes ces histoires de marketing et de business à gros sous.


Première remarque, le film n'a rien à voir avec la bande-annonce. En gros, l'histoire est celle de Scat qui a une idée qui devrait pouvoir le lancer dans le monde du business mais son colocataire dépose le brevet avant lui et devient multi-millionnaire à sa place. Le film suit alors deux récits: d'une part Scat va tenter de retrouver les sommets et prouver qu'il est vaut plus que son ex-colocataire, de l'autre on a une love-story entre Six la responsable marketing (Amber Heard) et le jeune Scat qui se demande tout de même s'il aime l'image qu'elle donne d'elle ou la personne qui se cache derrière.


Le film veut alors se faire voir comme une satire du marketing exacerbé, comme une critique de la politique de l'image. Pour y parvenir, Rappaport brise régulièrement le 4e mur dans des scènes où les personnages nous démontrent que tout n'est qu'image en expliquant comment ils ont conçu la leur, et par quels mécanismes nous venons à acheter les produits qu'ils nous vendent.
Ces cours magistraux sont probablement le plus gros défaut du film. En effet, les protagonistes rivalisent d'assurance dans leurs explications comme si ça nous convaincrait davantage mais au final ils se donnent surtout l'air antipathique. De plus, que tous les marketeurs s'inventent une identité pour se créer une image qu'ils 'vendent' à leurs employeur et collègues, c'est carrément trop. Le film souhaite avoir un côté cynique en prouvant que tout, jusque dans notre quotidien, n'est qu'une fausse image mais le manque criant de finesse rend le propos anecdotique.


Toutefois, le film a réussi à m'intéresser jusqu'au bout. Sans être palpitant, il capte suffisamment l'attention pour ne pas qu'on s'ennuie. Probablement l'effet Amber Heard. Le film ne dure que 90 minutes et c'est juste ce qu'il faut pour qu'on le regarde jusqu'à la fin. Si les concepts marketing sont tirés par les cheveux, le tout forme un divertissement honnête qui a parfaitement rempli sa fonction en occupant mes quelques heures de correspondance entre deux avions.
Anecdotique, mais pas désagréable. Et puis j'ai dit qu'il y a Amber Heard dedans ?

JakeElwood
5
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Créée

le 22 mars 2015

Critique lue 911 fois

Syrup

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Momsen

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Mention pour Amber Heard..

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