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SuivreLe souffle des taureaux
Tardes de Soledad commence par – je dois bien l'admettre – deux plans qui sont parmi ceux qui m'ont le plus ému au cinéma. On y voit un taureau, noir, la nuit, qui marche lentement au milieu d'une...
La solitude du torero à l'égo surgonflé par les louanges incessantes (et insupportables) de ses partenaires de "spectacle". Ce spectacle en question montre une dizaine de taureaux se faire longuement et violemment mettre à mort, dans une mise en scène de "combat" inégal et pitoyable. La Bête n'est peut-être pas celle que l'on croit et le public semble fasciné par la possibilité de sa mise à mort.
Au détour d'un plan, le "visage " d'un taureau en train de mourir nous rappelle que Buñuel, il y a près de 100 ans, initiait son œuvre en déchirant l'œil d'un bœuf et que la mort (la vraie), capturée à l'instant même où elle se produit, est une obsession fondamentale du cinéma depuis son invention.
Un film admirable et macabre dont la violence et l'obscénité sont difficilement supportables.
Créée
le 29 mars 2025
Critique lue 81 fois
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