9
3 critiques
Jazz and Fury
Véritable peinture de la Russie des années 1990, on y voit cette bipolarité russe partagée entre Chlikov le forcené du travail et Liocha, saxophoniste oscillant entre génie et médiocrité. Dès la...
le 31 mars 2019
Premier film de Lounguine, Taxi Blues est presque nommé d’après l’évènement qui arrive en URSS en 1990 : les immeubles moscovites sont fiers d’afficher encore СССР en énorme, à la taille d’un pays pourtant réduit de beaucoup. Le réalisateur avait-il senti que ce ne serait pas la chute d’un mur ni une réconciliation, pour couper ses personnages ainsi du monde et même les uns entre les autres ?
Ses propositions sont assez binaires : être un homme ou artiste, être russe ou occidentaliste, voilà toute la dimension autorisée à une ville qui admet tout juste de vibrer aux notes d’un saxophone. Pas étonnant que le génie passe inaperçu. Découpant ses personnages dans les ombres et les joignant dans l’unique ambiguïté d’une amitié poison, il ne nous demande pas de chercher très loin, et on n’aura pas grand chose à y redire malgré l’impression que cela puisse servir d’excuse à l’insanité crasse habituelle en Soviétie.
Questionnant la nature individuelle dans une époque qui parle en ”blocs”, Lounguine décroche une entropie démente tout en se faisant le passeur des valeurs occidentales sous cape : Chlykov achètera d’occasion une Mercedes « rouge », couleur qui tente de démentir qu’il y a de l’espoir dans un changement de doctrine. Ce Taxi Driver slavisé est aussi historiquement signifiant que discret, allant jusqu’à cacher que le caméo de Hal Singer soit exceptionnel.
Créée
le 15 oct. 2019
Critique lue 267 fois
9
3 critiques
Véritable peinture de la Russie des années 1990, on y voit cette bipolarité russe partagée entre Chlikov le forcené du travail et Liocha, saxophoniste oscillant entre génie et médiocrité. Dès la...
le 31 mars 2019
8
121 critiques
Errance dans un Moscou de violence et de corruption ou seul la musique (le saxo) laisse entrevoir de l'espoir. Confrontation entre un homme qui croit au système de l'U.R.S.S (le chauffeur de taxi) et...
le 18 avr. 2013
6
1364 critiques
Premier film de Lounguine, Taxi Blues est presque nommé d’après l’évènement qui arrive en URSS en 1990 : les immeubles moscovites sont fiers d’afficher encore СССР en énorme, à la taille d’un pays...
le 15 oct. 2019
3
1364 critiques
(Pour un maximum d'éléments de contexte, voyez ma critique du premier tome.) Liu Cixin signe une ouverture qui a du mal à renouer avec son style, ce qui est le premier signe avant-coureur d'une...
le 16 juil. 2018
10
1364 critiques
Quand on m’a contacté pour me proposer de voir le film en avant-première, je suis parti avec de gros préjugés : je ne suis pas un grand fan du cinéma japonais, et encore moins de films d’horreur. En...
le 26 oct. 2018
7
1364 critiques
Le Cargo 200, c'est le cercueil rapatrié d'un militaire soviétique tombé en Afghanistan. Balabanov montre le conflit comme un drame ignoré de tous, mais ce n'est finalement ni plus ni moins que la...
le 17 oct. 2020
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème