Le génie d’Agatha Christie est pleinement respecté : un procès prenant, palpitant, plein de doutes, de fausses pistes et même de touches d’humour particulièrement bien vues.
Sujet de blagues, la santé de Sir Wilfrid sert incroyablement le film en offrant un duo hilarant avec son infirmière et en ajoutant une tension palpable, grâce au jeu plus vrai que nature de Charles Laughton : va-t-il survivre au procès ? Va-t-il pouvoir défendre l’accusé ? Celui-ci est-il coupable ou non ?
Et, à la fin de ce procès mené tambour battant (avec la géniale idée des pillules pour montrer le temps qui passe), un dénouement que je n’avais pas vu venir alors même que je réalise qu’il a été explicitement annoncé au début du film par un des personnages et que le titre lui-même l’annonce littéralement en toutes lettres.
Twist lui-même suivi d’un twist qui, en plus d’être surprenant, est en fait particulièrement logique.
Sans longue conclusion, le film s’achève alors sur un dernier clin d’oeil.
Juste parfait. Ni trop, ni trop peu. Une véritable leçon de cinéma !