7
le 28 févr. 2018
Suivre(Re)mariage
Le film débute et se finit par deux moments forts, en miroir, presque en contraste. Suleiman et Layla, le père et la fille, dans la voiture, complices au début, elle apprenant à conduire, porteuse...
On a l'impression, en regardant Tempête de sable, de se voir proposer pour la millième fois le tableau consternant de la condition de la femme dans une société profondément machiste, ici une tribu bédouine du sud d'Israël.
Le film d'Elite Zexer commence par nous montrer combien la polygamie institutionnalisée peut être cruelle. En donnant au début du film un visage plutôt sympathique au père (en réalité, et comme on le verra, un salaud), et un côté antipathique à la mère (la victime), la réalisatrice réussit un premier pas de côté assez intéressant.
La suite du film captive par les aspects retords de son scénario. L'humiliation des femmes va aller crescendo (répudiation, mariage forcé, abandon de l'émancipation), jusqu'à un point culminant assez gonflé : la résignation par amour. Je n'en dis pas plus.
Tempête de sable est intéressant, et très bien réalisé. La caméra d'Elite Zexer est sensible, délicate, et l'alternance des rythmes et des cadrages donne au film une tension qui capte l'attention du début à la fin. La photo est très réussie également.
Créée
le 31 janv. 2017
Critique lue 494 fois
7
le 28 févr. 2018
SuivreLe film débute et se finit par deux moments forts, en miroir, presque en contraste. Suleiman et Layla, le père et la fille, dans la voiture, complices au début, elle apprenant à conduire, porteuse...
2
le 19 déc. 2017
SuivreTEMPÊTE DE SABLE ou « Sand Storm » ou « Sufat chol » d’Elite Zexer avec Lamis Ammar, Ruba Blal, Hitham Omari et guère plus. Un bédouin épouse en seconde noce une deuxième femme, au grand désespoir se...
7
le 8 sept. 2017
SuivreLayla vit avec ses parents et ses soeurs dans un village bédouin d'Israël. Soutenue par son père, Suliman, qui la pousse à étudier et lui apprend à conduire, Layla vit dans une certaine insouciance...
9
le 24 sept. 2024
SuivreA quelles conditions aimerez-vous Megalopolis ?Si vous aimez les films dont rien ne dépasse, cohérent de bout en bout, maîtrisé et de bon goût, alors n'allez pas voir le dernier Coppola.Si au...
4
le 7 déc. 2018
SuivreLeto est un bel objet, qui plaira aux esthètes, aux journalistes de rock, aux défenseurs de Kirill Serebrennikov (le réalisateur du film, persécuté par le pouvoir russe), aux fans d'Iggy Pop, aux...
2
le 18 nov. 2022
SuivreMes plus anciens lecteurs savent la force de mon ressentiment envers Albert Serra, depuis une séance calamiteuse du Chant des oiseaux, durant laquelle j'ai cru mourir d'ennui.Mais n'étant pas...