Un drame familial costaricain réalisé par Valentina Maurel, J'ai des rêves électriques s'avère être une surprise. Cela démarre pourtant de façon très habituelle, mais finement amené, avec la séparation d'un couple rapidement le récit se centre sur l'aînée des deux filles du couple Eva, 16 ans. Celle-ci ne s'entend pas avec sa mère chez qui elle vît, décide de se rapprocher de son père ayant du mal à gérer son comportement violent d'autant qu'Eva s'éveille à la sexualité. Rien de grandement nouveau, me direz-vous avec ce récit initiatique à tendance freudien ? Et bien peut-être mais l'approche de tout cela est pensée, les personnages sont élaborés ainsi que les relations entre eux, il y a un soin donné aux détails, des petites choses apportant de la véracité puis l'auteure inclut parfaitement son histoire universelle dans le contexte global, la vie à San José la capitale du Costa Rica. Mise en scène discrète et subtile, privilégiant l'intime via des gros-plans avec une photographie chaleureuse et déviant sur des tonalités glauques. Les interprètes sont tous bons.