Terminator 2 : Le Jugement dernier reste clairement un monument du cinéma d’action, même si sa réputation quasi intouchable conduit sans doute beaucoup de monde à le placer un peu trop haut. Il faut reconnaître au film une efficacité redoutable : les scènes cultes s’enchaînent avec une facilité presque insolente. Entre les arrivées des machines dans le monde réel, les répliques devenues mythiques, la poursuite en moto, camion et Harley, les gunfights ou encore toute la séquence de l’hôpital psychiatrique, le film aligne des morceaux de bravoure que la culture populaire a gravés pour de bon.
Le casting participe énormément à cette aura. Schwarzenegger est absolument dans son élément, avec cette présence mécanique, froide et pourtant immédiatement attachante, qui fait tout le sel du personnage. Linda Hamilton, elle, impressionne vraiment : elle donne au film une intensité et une nervosité qui marquent durablement. Le jeune John Connor peut agacer par moments, avec un côté un peu tête à claques, mais cela reste supportable dans l’ensemble.
Là où le film peut davantage prêter à discussion, c’est sur son scénario, qui repose quand même sur de grosses ficelles, quelques péripéties franchement tirées par les cheveux et plusieurs sorties de situation un peu faciles. Mais au fond, ce n’est pas vraiment ce qu’on vient chercher ici. Terminator 2 fonctionne avant tout comme une énorme machine de cinéma, un film d’action des années 90 dans ce qu’il a de plus spectaculaire, avec en plus une claque visuelle absolument gigantesque pour son époque.
Au final, c’est peut-être un film un peu surestimé, mais il reste très largement à la hauteur de son statut dès qu’il s’agit de mise en scène, d’images iconiques et d’efficacité pure.