Il y a des films qu’on regarde, et des films qui vous marquent à vie. Terminator 2 fait clairement partie de la deuxième catégorie.
Ce qui sidère encore aujourd’hui, c’est l’ambition visuelle du film. En 1991, les effets spéciaux du T-1000 — ce métal liquide qui se transforme, se reconstitue, prend n’importe quelle forme — étaient tout simplement inédits. Personne n’avait vu ça au cinéma. Trente ans plus tard, ils tiennent encore largement la route. C’est la marque des grandes productions.
La mise en scène de James Cameron est d’une efficacité redoutable. Le film alterne les séquences d’action percutantes et les respirations émotionnelles avec une vraie maîtrise. Pour un film de presque 2h20, on ne voit pas le temps passer — et c’est loin d’être un hasard.
Les dialogues sont entrés dans la légende. “Hasta la vista, baby.” Tout le monde connaît, même ceux qui n’ont jamais vu le film. C’est la définition d’une œuvre qui dépasse le cadre du cinéma pour s’inscrire dans la culture collective.
Et puis il y a Sarah Connor — personnage révolutionnaire pour l’époque. Une femme dure, traumatisée, déterminée. Linda Hamilton y livre une performance qui marque les esprits et qui a ouvert la voie à beaucoup d’héroïnes qui ont suivi.
Si je ne mets pas 10, c’est parce que certaines ficelles scénaristiques ont un peu vieilli et que le film assume pleinement son côté blockbuster grand public, ce qui lui coûte un rien de profondeur. Mais ça reste une œuvre historique, incontournable, qui a changé les règles du jeu. Une référence absolue.