Un film qui traite d'un sujet assez rare au cinéma : la compétition sportive et qui pose la question principale : jusqu'où est-on prêt à aller pour gagner dans la vie ?
Car le père, comme le fils, entraînés dans la compétition de la vie, sont près à toutes les compromissions pour gagner, jusqu'à se perdre.
Le père, licencié depuis peu, est dans le difficile jeu de la recherche d'emploi, mais il a la gnaque et son but est de monter sa propre entreprise de vente de chaussures de femmes. Il espionne, repère, écume toutes les grandes surfaces de chaussure de la région. Il est même capable de se faire passer pour un inspecteur de travail pour pénétrer les méthodes de travail d'une boite future concurrente. Là n'est pas le pire, il concède même à une entreprise qui aide les jeunes entrepreneurs à créer leur boite, qu'il ne reprendra pas les salariés de sa future entreprise.
Son projet l'obsède, il y passe tout son temps. A tel point que sa femme, lassée sans doute par des années de négligence, décide de le quitter pour un autre. Il néglige même son fils qui ne rêve que d'une chose : devenir un grand champion de tennis pour épater son père et lui redonner de l'emploi à travers un poste d'entraîneur s'il est sélectionné pour Roland Garros.
Ce petit ira même jusqu'à l'impensable pour gagner ...
Le film, habilement tourné par Stéphane Demoustier (le frère de ...), est tenu par des acteurs impeccables : Olivier Gourmet qui a décidément l'étoffe d'un géant, Valéria Bruni-Tédeschi, toujours aussi excellente dans les rôles de femme un peu paumée et le jeune Charles Mérienne, une révélation.