Prix Canal+ au festival de Deauville 2026
Pas de sortie annoncée en France
Aujourd'hui, les films sur les pratiquants de sports violents mais au coeur tendre, le tout sur fond d'image à grain apparent, font les beaux jours du cinéma américain (Smashing Machine, Christie, I Tonya...)
Alors que dire de Test ? Déjà, c'est un beau film, prudemment chorégraphié, on ne peut pas le lui retirer. Il aborde aussi des sujets profonds : l'étonnant décallage de cet all-american, golden boy d'une petite ville de l'Ohio, qui assiste à toutes les messes de sa paroisse, a une relation fusionnelle avec sa mère et qui essaye par ailleurs de devenir champion de bodybuilding (culturisme). On observe alors un jeune homme vulnérable, qui essaye de se construire dans l'ombre de son père, l'omniprésence de sa mère et son besoin d'appartenir à un groupe plus grand que lui.
La psychologie du personnage est travaillée, c'est sur, mais peu aboutie. Une fois qu'on a planté le décor, peu de choses évoluent. Ce personnage ne change pas, ni dans ses défaites, ni dans ses victoires. Il ne se réconcilie avec rien, ne dépasse rien, n'apprend presque rien.
Au fond, c'est un peu le reproche que je fais à Test : la contextualisation est si réussie, qu'on se sent déçu quand ça ne va pas plus loin.
Pour autant, il y a quelque chose de prenant de ce film, et un traitement radicalement différent. Je recommanderai d'aller le voir, si un jour il sortait, et de s'en faire une idée.