Je viens de voir coup sur coup Superman (vu au cinéma) et The Amateur.
Comment est-il possible que le film de la Warner/DC comics obtienne de bien meilleures notes, alors qu’il s’avère être une hyper-bouse monumentale ? Les mots ne suffiront jamais à décrire une telle ignominie. Et puis, The Amateur, vu hier soir sur mon vidéoprojecteur — téléchargé illégalement, je l’avoue — et pourtant… pourtant… comme je regrette que mes 12,50 € n’aient pas été versés aux producteurs de ce film, plutôt que dans la poche de James Gunn, payé 15 millions d’euros pour pondre la pire bouse de l’histoire du cinéma de super-héros.
Et pourtant, pourtant, pourtant !!! la barre était déjà presque infranchissable vu le niveau crépusculaire des dernières productions Marvel.
La réponse ? Je n’en sais rien. Soit les humains deviennent de plus en plus cons, soit je suis de plus en plus hors système.
Mais une chose est sûre : le cinéma hollywoodien de demain sera de plus en plus médiocre, affligeant, pernicieux — très loin des codes tarantinesques qui veulent que le cinéma soit un art, une transgression. Tout le contraire de cette œuvre qui se veut éclaireuse de bienveillance et d’uniformité, une déchéance intellectuelle qui ne présage rien de bon pour l’Occident et ses satellites. Superman (2025), c’est une réécriture du mythe basée sur des choix esthétiques bavards mais creux. L’humour est maladroit, l’émotion superficielle, les personnages sont mal développés, et la tonalité est erratique. C’est une version amoindrie d’un héros qui, autrefois, incarnait l’espoir. On y trouve une absence totale de scénario, une science bafouée :
Soupe de protons ??? Mini-univers ??? Des trous noirs qui se baladent sur Terre ???
La soupe de protons se vidant comme le Styx vers un trou noir ? Sérieusement ?
En face, The Amateur : la mise en relief d’un protagoniste hautement technologique (QI de 160, hack, bombes artisanales), en pleine quête d’identité et de vengeance. Une approche originale du thriller d’espionnage.Un film sans surprises, certes, mais jouissif, efficace, tendu. The Amateur, le film banal mais honnête, qui sait encore ce qu’est la narration.