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Comme à chaque fois, je dirai que je ne m’attendais clairement pas à un chef-d’œuvre, mais a minima à quelque chose de rigolo et sympathique. Surtout que mon amour pour les films de monstres/animaux tueurs ne pouvaient qu’être ravi devant une telle proposition. Mais The Bayou est, comme la plupart de ses congénères, une sacrée douche froide, même pour ce qui est du divertissement. Outre le fait que le film fasse cache-misère – comme peut en témoigner sa séquence de crash ou des alligators souvent hors champs –, jamais il ne parvient un seul instant à amuser. Encore une fois, je n’espérais rien de l’écriture, ce style de série B étant propice aux clichés et stéréotypes. En revanche, me retrouver face à quelque chose qui pousse autant le curseur du mauvais goût, ça c’était clairement inattendu. Entendre par là que le long-métrage propose des personnages et des situations dépassant ce qui peut être soutenable en matière de limite, comme s’il se voulait être une parodie du genre. L’héroïne est une étudiante en biologie donc la personne que (presque) tout le monde s’autorise à suivre les yeux fermés. Un autre personnage, secondaire, est tellement tête à claques que chacune de ses actions ou déclarations est un prétexte pour la détester de plus en plus. Les premières victimes : un couple d’hispaniques et un co-pilote asiatique. Bref, ce genre d’excès auraient très bien pu fonctionner si l’ensemble ne se prenait aucunement au sérieux. Ce qui n’est malheureusement pas le cas, The Bayou se voulant finalement très premier degré, aussi bien dans ce qu’il raconte que ce qu’il montre – arborant une photographie plus léchée mais dénaturée par une direction artistique low cost. Sans compter que l’ensemble du casting est inexistant et, désolé de le dire, fait même pitié par instant. Notamment en ce qui concerne Athena Strates, amorphe au possible, et Andonis Anthony, qui en fait des caisses sans jamais être jouissif. Et que le tout tente de construire quelque chose – un labo secret de dealers, des alligators plus agressifs, une matriarche avec une spécificité physique, une intrigue digne des Raptors de Jurassic Park III…– sans jamais rien utiliser à bon escient. Bref, une sacrée perte de temps mais quand, comme moi, on aime ce genre de divertissement.

Créée

le 16 mars 2026

Critique lue 131 fois

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