Sauvé par la bande son...
N'est pas Guy Ritchie qui veut. Dans le genre de polars britanniques avec des "gueules" et des flingues, on peut dire que cela fleurit depuis Arnaque, crimes et botanique mais les qualités différent.
Avec The Big I am, on s'éloigne de la comédie pour plonger dans l'univers d'un loser propulsé caïd par la rencontre inopinée d'un parrain du milieu londonien. Mené tambour battant et animé d'une bande son variée et de qualité, le film ne retient cependant que très légèrement l'attention, la faute à des clichés gros comme des immeubles et une intrigue claudicante. Si la belle roumaine du film arrive à être aussi convaincante que Ceausescu parlant de libertés individuelles, il faut quand même décerner une mention spéciale à Leo Gregory qui nous rappelle quelque peu Daniel Craig dans Layer Cake, autre polar british autrement mieux ficelé.