" Les êtres humains ont fondamentalement une nature gentille . Mais certaines personnes généralement pour un gain matériel quelconque , sont prêtes à aller contre leur conscience . Elles iront jusqu'au bout pour devenir riches et puissantes . Leur humanité alors s'en perdent . Ensuite , il y a ceux qui reconnaissent qu'ils font le mal mais qui n'abandonnent pas leurs erreurs à cause d'un sens erroné de la loyauté et de l'amitié . Ils continuent à répéter leurs erreurs passées et eux qui refusent de voir leurs erreurs vivront bientôt pour les regretter " .
Ce monologue d'au moins une minute intervient juste après les trois minutes de chorégraphies
du début de film . Dans cette narration on y voit un individu se tenant droit face à la camera vêtu de blanc , chapeau sur le tête , tenant à la main gauche un porte-cigarette . Cette séquence ne sera pas sans conséquence (la rime) .
Elle dévoile la fin du film ...
Son final d'un combat épique se termine par la mort du héros du film ; debout !
"The Big Rascal" , connu aussi sous les titres de "Dragon Force" ou encore sous celui que j'ai connu il y a 44 ans de cela ; "Death for Death" , est d'abord un remake d'un film réalisé en 1975 qui s'intitulé "Les Disciplines de Shaolin" dont je donne plus ample explication à ce lien là https://www.senscritique.com/film/les_disciples_de_shaolin/critique/309694036
Elle y raconte à peu ou prou la même histoire . Le réalisateur acteur de "Vengeance" (sa traduction française et qui n'est pas à confondre avec un autre "Vengeance" réalisé justement par l'auteur de "Les Disciplines de Shaolin" ) avait déjà joué dans la version de 1975 mais à contrario il reprend le rôle principal qu'incarner le regretté Alexander Fu Sheng .
"The Big Rascal" sera l'unique réalisation de l'acteur . Il a également assumé la direction artistique et coécrit le scénario . L'intrigue en elle même est on ne peut plus simple .. Ce n'est pas du Agatha Christie et encore moins ces 7 philosophes chinois qui ont marqué l'histoire ; ce dont on est surpris c'est la maîtrise des facéties comiques. Pas de bagarres sur les marchés , pas de séquences d'entraînement vraiment longues et sérieuses. Et ce n'est même pas un défaut, vu que le genre regorge de scènes d'entraînement de qualité .
Outre la scène final d'anthologie (ou encore à la fin de son combat resonne un mot qui il avait employé dans le passé " Je peux le supporter ! Je n'ai pas peur !") , une autre confrontation pleine d'action de quatorze minutes tient aussi toute ses promesses . L'acteur principale fait irruption dans une villa et enchaîne les saltos, notamment un double coup de pied sur deux laquais . Je me souviens qu'à ce moment , les spectateurs se sont levées sous le coup d'applaudissements et de sifflets d'admirations ( je précise que ces cris d'approbation c'était déroulé dans un cinéma de quartier dont moi et mon frère benjamin assistions lors de l'année de 1981) . L'acteur réalisateur brille ici avec un jeu de jambes sophistiqué et d'excellentes frappes et contres .
Malgré une souffrance de doublage médiocre ( la projection était en anglais avec des sous-titres du pays d'origine et français lorsque nous l'avions vu) , l'action abondante et le talent exceptionnel des acteurs font oublier de nombreux points négatifs.
Ce film reste à mes yeux , le plus grand film d'art martial de tout les temps .
Je remercie Jullian Carvallho ( gardien de la base de données à SC) de tout le mal qu'il s'est donné pour m'avoir dégoter ça !