The Birthday d’Eugenio Mira est un film qui ne ressemble à rien de connu. Il se situe quelque part entre un film à la David Lynch et une sorte de comédie pop complètement détraquée, avec par moments des accents qui rappellent Gaspar Noé. Le ton est excessif, souvent outré, et le film accumule des situations improbables sans vraiment chercher à les expliquer.
L’histoire de départ est pourtant simple : un homme arrive dans un hôtel pour fêter l’anniversaire de sa compagne. Mais très vite, tout devient étrange. Les personnages, les règles du lieu, les événements qui s’enchaînent semblent obéir à une logique qui nous échappe totalement. Beaucoup d’éléments apparaissent sans qu’on sache d’où ils viennent ni ce qu’ils signifient, et le film ne fait aucun effort pour guider le spectateur.
Tout est poussé à l’extrême : la mise en scène, le jeu des acteurs, la musique, la violence. On ne sait jamais vraiment s’il faut prendre le film au sérieux ou comme une forme de provocation, parfois presque absurde. Cette instabilité peut être fatigante, mais elle fait aussi partie de l’expérience.
De mon côté, j’ai changé d’avis plusieurs fois en le regardant. Il y a des moments où j’étais agacée, d’autres où je me laissais complètement embarquer. Malgré ses excès et son côté brouillon, le film finit par fonctionner par énergie et par radicalité. The Birthday n’est clairement pas un film facile ni consensuel, mais il assume totalement son côté déroutant et excessif, et c’est sans doute ce qui le rend intéressant, même quand il met mal à l’aise. Passé en version restaurée à Sitges 2026