Lorsque l'architecte visionnaire László Toth et sa femme Erzsébet fuient l'Europe de l'après-guerre en 1947 pour reconstruire leur héritage et assister à la naissance de l'Amérique moderne, leur vie est changée.
THE BRUTALIST est l'évènement cinématographique actuel en ayant remporté trois golden globes et qui est nommé plusieurs fois aux oscars, et ceux malgré la controverse de l'utilisation de l'Intelligence Artificiel.
Et ce film est vraiment excellent, un des meilleurs films de l'année.
L'histoire est excellente, une longue fresque de 3 heures 30 (avec une entracte au milieu) sur l'histoire d'un architecte visionnaire juif qui fuit l'Europe de l'après guerre pour reconstruire son héritage en Amérique, tout en étant confronté à la désillusion du "Rêve Américain".
Le tout est vraiment prenant et puissant, avec la vie de Laszlo Toth en Amérique qui est mis dans un projet révolutionnaire de construire un centre communautaire moderne.
La fresque reprend un peu le principe du Rise and Fall, avec le protagoniste qui va connaitre des hauts et surtout des bas
Notamment dans la dernière partie avec d'abord le projet qui est mis à mal avec le déraillement du train transportant les matériaux, ainsi que la suite où Laszlo ivre va se faire violer par son patron à Carrare (la ville en Italie pour aller acheter du marbre), le poussant à devenir plus belliqueux, égocentrique et imbus de lui-même (et a failli tuer sa femme en la faisant consommer de l'héroïne pour soulager sa douleur)
Et ce malgré l'épilogue positive pour Laszlo qui a vu son œuvre s'achever et être exposé à la Biennale d'architecture à Venise
Les personnages et le casting sont vraiment excellents, avec en tête Adrien Brody dans le rôle de Laszlo Toth, l'architecte visionnaire qui va s'installer aux Etats-Unis pour mener sa nouvelle vie et son nouveau projet moderne. L'acteur est vraiment marquant avec son accent, ainsi que touchant. Après on a Guy Pearce qui est excellent dans le rôle d'Harrison Lee Van Buren, le riche industriel qui va mettre Laszlo à la tête du projet. Et on a Felicity Jones qui est excellente dans le rôle de la femme de Laszlo (bien que n'apparaissant dans la deuxième partie après l'entracte vu qu'elle n'arrive que plus tard aux USA), assez marquante dans l'émotion ainsi que dans ses moments de colère (notamment contre l'égo de Laszlo qui monte).
Et le reste du casting est excellent.
La réalisation est vraiment superbe et immersive, avec un excellent visuel et surtout des plans séquences superbes, avec la scène d'ouverture absolument marquante dans le bateau à l'arrivé à New York, avec la caméra qui suit de près Laszlo, avec d'abord des moments sombres en commençant par le bas du bateau, pour petit à petit remonter vers la lumière pour finir sur le pont du bateau avec le fameux plan (d'un des affiches du film) de la statue de la liberté inversée.
Et on a aussi un superbe plan séquence à la fin de l'acte 2 où Erzsébet rend visite à Harrison et le traite de violeur devant ses associé, menant à elle qui se fait renvoyer dehors et Harrison qui disparait.
Et on a d'autres passages puissants, comme le début de l'acte 2 avec les retrouvailles entre Laszlo et Erzébet (qui révèle qu'elle a perdue l'usage de ses jambes)
où encore la scène mettant en parallèle un chant religieux et le déraillement du train de matériaux
Et la musique est superbe et puissante.
Un excellent film et un des meilleurs films de ce début d'année.