J'adore le cinéma coréen. Une approche souvent fraîche et novatrice de poncifs du cinéma occidental, avec une vision humaine souvent plus juste et des idées de mise en scène bien plus sympathiques.
Mais ne faisons pas une généralité non plus, tout ce qui est estampillé coréen sonne presque comme un gage de qualité ces dernières années mais tout n'est pas réussi.
Ce the chase est un bon exemple. Le film surfe totalement sur la vague Bong Jon Hoo et on retrouve ici la même dynamique qu'un memories of murder (chef d'œuvre absolu) mais sans le même brio. Memories of murder mélangeait le comique presque burlesque d'une équipe de bras cassée à un thriller pur et dur. Sauf qu'il le faisait avec la grâce de l'équilibriste, avec une maestria qui parvenait à mélanger les genres pour soutenir un propos. À savoir l'abandon des campagnes et le manque de moyen rongée par un mal incontrôlé.
L'idée est un peu pareil ici, un tueur en série, des enquêteurs inaptes, une police au fraise, des moments loufoques couplés à un film noir glauque avec de vrais meurtres bien sales.
Pour autant le mélange ne prend pas ici, les personnages sont grossiers, le rythme est mou, le tueur manque de crédibilité et le tout sonne un peu faux. On a l'impression d'un film loufoque qui ajoute une enquête histoire de. Le film reste sympathique pour certains moments, les scènes prises individuellement peuvent parfois sortir du lot, on cherche tout de même à résoudre l'énigme. Mais sur l'ensemble c'est une mayonnaise ratée qui cherche à singer les plus grands. Comme quoi la force d'un metteur en scène, c'est un travail d'alchimiste. Mélanger des genres opposés n'est pas l'exercice le plus simple.
Note : the chase tient Un propos sur les vieux, les inaptes les laisser pour compte bien entendu, mais ne parvient jamais vraiment à aller au bout de son propos.
Sympathique mais très oubliable donc.