To live and die in Hawaï.
The Descendants est fabuleux.
Fabuleux parce qu'il parle de choses dures sans tomber dans le lourd ou le larmoyant gratuit mais plutôt avec humour et subtilité. Dans un Hawaï rendu banal -gris, humide et pluivieux, loin de la carte postale commerciale- où les chemises à fleurs côtoient shorts et tongs, Clooney ère d'île en île, perdu, courant autant après son rôle de père et fuyant sa responsabilité de propriétaire qu'il ne cherche véritablement l'amant de sa femme.
Matt King veut savoir, puis non; il veut vendre, mais pas trop; il veut fuir mais revient toujours à son point de départ. Matt King est paumé, anti-héros parfait.
Chapeau à Alexander Payne qui traite le sujet avec humour, sans éluder la dimension tragique de la situation de King, qui ressort au travers de scènes fortes et magnifiques (révélation du père à la fille, révélation de la fille au père, annonce aux parents, rencontre avec Speer, scène de l'hôpital). On ri au final plus qu'on ne pleure, bien aidé par un Sid à la limite du burlesque et de nombreuses situations délicieuses de conflits éducatifs et générationnels.
Comme le résume Matt King : "Paradise can go fuck itself."