Au premier abord, "The descendants" contient toutes les tares du faux cinéma indépendant. De la musique folk, une star en manque d'Oscar, un sujet grave traîté avec une certaine légèreté, des plans qui durent... Oui mais voilà, "The descendants" est écrit et réalisé par Alexander Payne, qui nous avait déjà offert les excellents "Monsieur Schmidt" et "Sideways".
Des clichés, le nouveau film de Payne en regorge donc, et aurait très bien pu se vautrer comme le font beaucoup de ces faux produits indies en fait financés par des gros studios comme il en pullulent énormément depuis au moins "Juno". Oui, "The descendants" est produit par une major (du moins par une filliale de la toute puissante Fox) et cent fois oui, "The descendants" est une machine à Oscar à peine camouflée. Mais c'est sa sincérité qui va faire la différence.
Car l'on ne peut douter de la sincérité de Payne, parvenant, à partir d'embryons de scènes, à réellement toucher, à faire entrer l'émotion doucement mais sûrement sans jamais en faire trop. Si l'on regrettera quelques longueurs et un rythme pépère, Payne a le mérite de doser parfaitement les ingrédients de son film, injectant juste ce qu'il faut d'émotion et d'humour.
On appréciera également la justesse du casting, que ce soit sa star George Clooney, impeccable d'émotion contenue, ou les seconds rôles, tous très bien écrits, en particulier les deux gamines, dont on comprend parfaitement la détresse. "The descendants" est donc une réussite inespérée malgré ses défauts, car infiniment sincère dans sa démarche.