En 2003, Alexander Payne sortait Monsieur Schmidt avec Jack Nicholson dans le rôle principal. Deux ans plus tard, il sortait un 2e long métrage intitulé Sideways. Aujourd'hui il revient avec The Descendants et s'offre George Clooney en tête d'affiche pour cette adaptation d'un bouquin signé Kaui Hart Hemmings.

Matt (Clooney) est un juriste et propriétaire terrien vivant à Hawaï. Comme beaucoup, il est noyé dans le travail et ne prend guère soin de sa femme et de ses enfants. Sa femme, justement, va avoir un accident de ski nautique et se retrouvera plongée dans le coma. Il va donc devoir se rapprocher de sa famille, tout en gérant une histoire de terrain hérité qu'il devra décider ou non de vendre.
Il découvrira également que sa femme l'a trompé. Cet évènement malheureux supplémentaire va l'aider à refaire connaissance avec ses filles puisque c'est tous ensemble qu'ils vont se mettre en quête de l'amant.

Alexander Payne filme dans The Descendants tout sauf un Hawaii de carte postale. On est pas du tout ici dans Five-O et malgré les décors paradisiaque, l'ile n'est pas utilisée comme un véritable décor ou comme un argument touristique. Il y a beau avoir des palmiers et la planche, Clooney a beau porté des chemises fleuries et marcher sur la plage, cette histoire de famille aurait pu se dérouler n'importe où ailleurs.
Mais si le réalisateur évite les clichés pour sa mise en scène si soignée, il profite également de la culture locale pour nous servir une belle bande originale aux accents tropicaux.

Ca semble une telle évidence à dire mais les acteurs sont bons. Clooney est comme d'habitude en très grande forme et porte le film à bout de bras. Mais la véritable révélation de The Descendants s'appelle Shailene Woodley. A à peine 20 ans et vue jusque là uniquement à la télévision, la jeune comédienne explose tout. Et on ne peut que lui souhaiter une belle carrière.

Etrangement, on regrettera que les traits ne soient pas assez grossis. Non pas qu'on aurait voulu d'une carte postale mais les personnages sont finalement peut-être trop simplistes pour être profondément attachants. On ne voit que peu le cheminement personnel du personnage de Clooney, tout comme on ne se rend finalement pas assez compte de l'évolution de sa fille (d'abord en internat mais qui finit par prendre les rennes de la famille).
Le film est d'ailleurs parfois triste, parfois drôle, avec des dialogues bien écrits. Mais on aurait aimé vibrer, rire ou pleurer d'avantage.

Comme quoi, quelques fois, le cliché peut avoir du bon.
cloneweb
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le 16 janv. 2012

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