N'en déplaise aux Cassandres qui prédisent (chaque année un peu plus) la mort du cinéma, 2026 leur donnera tort grâce à deux des meilleurs films de ces dix dernières années. Après le magistral "Citizen Vigilante" d'Uwe Boll, c'est par le biais d'un autre germanophone que nous arrive le second chef d'œuvre de l'année, The End of Tom Six de Tom Six.
Du noir et blanc, des nains, des fumeurs tatoué à la voix auto-tune (got a light?), une femme fatale et des cigares, il n'en faut pas plus pour placer Six sur le podium des meilleurs réalisateurs qui mourront de leur amour de la cigarette aux côtés de Jim Jarmusch et de David Lynch, et pas en troisième place.
Testament onirique que n'aurait pas renié Alain Resnais, écrit, réalisé, produit et avec Tom Six lui-même, on n'avait pas vu pareille œuvre d'artiste totale depuis Buffalo 66' du tout aussi subversif et fou Vincent Gallo.
A la fin de cette heure et demi (à moins d'être vue en x2 pour respecter la vision de l'artiste), ne reste qu'un vide, qu'on sait ne pouvoir être comblé que par la providentielle sortie d'Onania Club, son chef d'œuvre interdit qu'on ne cessera de réclamer.
Rest In Peace Tom, the last rebel.