The gorge, film à ne pas confondre avec Gorge profonde, film porno-chic sorti en 1970 et qui imaginait une femme … enfin bon, The gorge est un film sympathique.
D’abord il fait appel à de bon acteurs. Miles Teller remarqué et remarquable dans Whiplash, le calvaire d’un apprenti batteur et ensuite Anya Taylor-Joy qui nous a livré, dans Le jeu de la dame, une performance époustouflante en tant que génie des échecs. D’accord, aucun des deux acteurs n’a le physique d’agents surentraînés, tireurs d’élite à leurs heures comme l’annonce le pitch. Mais s’ils étaient reconnaissables les tueurs à gage se feraient plus vite repérer alors, admettons.
Ensuite le réalisateur a osé mélanger les genres. Comme dans une bonne chocolaterie ou un magasin de bombons on en trouve pour tous les gouts. La romance sucrée légèrement acidulée car les deux colombeaux sont censés ne pas communiquer. Le jeux video haletant dans le genre FPS ou encore, à cause l’escalade de la paroi, dans le genre d’Uncharted. Le film d’aventures avec voyage au centre de la terre et moulte explosions, monstres et brouillards rampants (et aussi, beaucoup de projecteurs colorés comme si on pénétrait dans une discothèque).
Ces deux atouts contribuent à bâtir un film plaisant et assez original pour que l’on ne boude pas son plaisir même si, à priori, l’on n’est pas fan de l’épouvante-horreur.