Il faut un peu s'accrocher pour rentrer dans ce film du milieu des années 2000, qui arbore le look DTV typique des films d'horreur low-budget de l'époque. Il n'y a aucun effort fait sur la photographie, dont la prise en numérique rend les couleurs ternes, avec pas mal de bruit vidéo, et un piqué bien faible. Par ailleurs, ce n'est pas très bien joué, voire pas du tout. Pour autant, cette trame de famille à problème, où les enfants tentent de s'en sortir après avoir perdu leurs deux parents, intrigue du fait des secrets que semblent cacher les personnages. On les voit kidnapper et séquestrer des jeunes filles, dans une ambiance qui se montre relativement glauque - l'image cradingue aidant. Qui plus est, la bande-son est faite de nappes électro minimalistes plongeantes, de quoi conférer une aura éthérée mélancolique qui soutient justement l'écriture bien tournée des liens familiaux. Derrière cette apparence fauchée, et ses clichés d'ados punk, The Hamiltons finit quand même par révéler de bonnes idées qui revisitent habilement le genre.