Le scénario évite la perte de temps avec des fioritures introductives inutiles, ici ça rentre dans le vif du sujet direct avec de grands coups de pied de biche dans les dents.
The Horseman, c'est le mec qui élimine les nuisibles et qui trimballe dans sa camionnette tout son petit matos.
Ses habits de rechange, ses ustensiles contondants, le pulvérisateur de produit inflammable et sa caisse à out's pour le travail de finition.
Le timbre de la caméra fait penser à un téléfilm. Ca respire bon le pas cher, ça tremble et ça tourne dans tous les sens dans certaines scènes d'action, y'a aussi des ralentis qui servent à pas grand chose.
On dirait le projet de fin d'étude d'un étudiant en cinéma, qui aurait passé plus de temps à fumer des joints derrière les bungalows qu'à suivre les bons enseignements du tableau noir.
Le montage est pas terrible, la bo un peu merdique. On comprend que le mec soit en rogne vu ce qui est arrivé à sa fille, ce qui est moins compréhensible c'est la tendance de l'image à toujours éviter le gore,
à zapper les instants fatidiques, préférant l'écran noir ou les changements d'angles de caméra. On sait déjà que la mise en scène est pourrie, on est plus à s'arrêter aux maquillages ratés.
L'histoire de vengeance est basique, les flashbacks non comptant d'être moches n'amènent aucune profondeur au récit.
Mais comme dans tout film, on peut trouver un peu de bon. Ce qui ressort en premier c'est l'aspect persuasif du pied de biche.
Le film est rébarbatif, même au bout de 40mins, mais y'a toutefois quelques bonnes scènes de baston où l'amateurisme de proximité a l'avantage de rendre une certaine crédibilité.
Il y a aussi quelques vérités de ci de là.
"Quand tu commences à fumer t'as l'air cool, puis 20 ans plus tard t'as les dents jaune-canari, tu pues de la gueule et t'es accro comme un con."