Lorsque je disais dans la critique du précédent opus qu'il ne me semblait pas fini, (http://www.senscritique.com/film/The_Human_Centipede/critique/39889624) j'avais bien sur en tête la critique du numéro deux. Et à mon sens, les deux film ne peuvent que se comprendre qu'ensemble. Bref.
Le résumé est simple : Martin, un anglais, déficient mental est fan absolu du premier film, qu'il regarde en boucle dans son petit bureau de gardien de parking. Oui, vous avez bien entendu : dès la première minute, le film brise le quatrième mur (en gros ils dit que c'est un film) du précédent. Sa fixation est de réaliser un vrai mille-pattes humain mais composé de 12 "segments".
Si le premier film avait une ambiance froide et lumineuse (comme si tout se passait dans un bloc opératoire), ici c'est bien tout le contraire : ambiance glauque, filmé en noir et blanc,... En fait The Human Centipede II est l'exact opposé du premier volume : Chirugien doué VS Handicapé mental, bloc opératoire VS hangar désaffecté, haute société VS misère sociale, personnage solitaire VS entouré de monde. Et cette opposition n'est pas que dans le scénario, mais aussi sur la forme : suggestion des tortures VS tortures montrées crûment, film qui raconte une histoire VS film qui brise 4e mur à diverses reprises, lumières claire et froides VS lumières sombres et sales, premier degré VS humour salace (la scène du repas avec la mère de Martin...), etc.
Mention excellent à l'acteur Laurence R. Harvey qui porte véritablement le film sur ses épaules. Capable de passer de l'apathie pathologique à la folie furieuse rien qu'avec son regard, il est sûrement l'élément le plus terrifiant du film.
Pour moi le second opus, bien que relié indubitablement au premier est bien plus novateur et dérangeant que ce dernier, ce qui en fait un meilleur film dans le genre.