Je m'essaye à la critique, il se peut donc que mes propos soient quelque peu éparpillés car je réagis à chaud.
The Last Viking est un bon film, mais pas que. (fin de critique)
Plus sérieusement, j'avais été impressionné de son dernier film : Riders of Justice (très bon titre de film soit-dit-en passant). Et avait donc hâte de découvrir ce que Anders Thomas Jensen allait nous pondre cette fois-ci. Et je m'étonne toujours autant de la capacité des cinéastes danois à mêler aussi bien la comédie absurde et le drame sociale au sujet particulièrement lourd. Chose que nous semblons incapable de faire en France.
Dans le sens où les séquences comiques, portées par un humour de situation absurde : 3 musiciens fictifs habités par les personnalités des Beatles, sont vraiment drôles, je me suis surpris à rire honnêtement à chaque mention de IKEA ou de l'holocauste (je suis probablement la première personne de ma lignée à écrire cette phrase par ailleurs).
Et à l'inverse, Jensen nous met en avant un bandit revanchard qui n'hésite pas à battre qui que ce soit s'il n'a pas son argent. Et il fait peur le bandit. Il frappe fort, il démonte des gueules à coup de massue et tout ça, ça créé de l'enjeux. Un véritable enjeux puisque nous savons déjà qu'il n'hésitera pas à aller jusqu'au bout pour avoir ce qu'il désire.
Le tout sous couvert d'un personnage principal traumatisé comme on les aime et qui, malgré le fait qu'il n'ait pas de TDI, a tout de même ses démons qui refont surface et qui expliquent son comportement mais aussi la relation qu'il entretient avec son frère. La carte de la perte de mémoire est, certes, vu plus d'une fois dans le cinéma, mais lorsque l'on présente le personnage comme rien d'autre qu'un ex-taulard à la personnalité colérique somme toute classique, ça fait du bien de voir qu'il est aussi atteint que son frère.
Et quitte à parler de TDI, j'ai trouvé touchant la façon dont on nous présente ce trouble. Parce qu'on le présente justement, on ne le juge pas, on ne s'apitoie pas, on ne plaint pas les personnages. On les regarde faire et on fait preuve d'empathie pour ses joueurs médiocres mais qui n'ont qu'une envie : vivre qui ils sont comme ils l'entendent.
Petit bémol : les séquences de flashback ne sont pas dingues. Un effet flou, une colo orange-grise un peu moche, des dutch-angles et zbim, vous avez un flashback sur l'enfance traumatisante des deux persos principaux.
C'est facile, et c'est le genre de séquence où je me dis que des fois les dialogues peuvent être un peu plus percutants que les images.
Dans l'ensemble ce film suit la lignée de la cinématographie de Jensen : des personnages absurdes, un enjeux dramatique fort et un beau mélange qui fait que lorsqu'il faut rire, on rit et lorsqu'il faut pleurer, on pleure. Un bon film donc.
7/10