Ah, The Legend of Conan. Le film qui devait ressusciter Arnold Schwarzenegger en slip de fourrure et nous offrir la conclusion épique de sa carrière de barbare. Le film qu’on nous promettait depuis 2010, 2014, 2017, 2020, et même après la fin du monde en 2023 (bon, là c’était surtout Twitter qui s’effondrait, mais quand même). Et devinez quoi ? Il est enfin sorti ! Enfin… dans un univers parallèle, parce qu’ici on a juste eu 15 ans de rumeurs et de posters fanmade en qualité Paint.
Mais dans cet univers imaginaire où le film existe vraiment, laissez-moi vous dire : c’est une claque. Pas une claque cinématographique, hein, une vraie claque, administrée par Arnold lui-même, parce qu’il n’avait plus la patience d’attendre que le script tienne debout.
Le film s’ouvre sur Conan devenu roi, assis sur un trône qui ressemble à une chaise Ikea mal montée. On sent tout de suite que le budget est parti dans la barbe de Schwarzenegger, entretenue à l’huile d’olive et au sang d’ennemis jurés. Il grogne, il souffle, et à chaque réplique, on a besoin de sous-titres même si c’est censé être de l’anglais. (Mention spéciale au moment où il dit "Crom !" et que le micro crame instantanément.)
Le scénario ? Simple : Conan doit reprendre son épée parce qu’il l’avait oubliée dans un Uber au retour d’une beuverie. S’ensuit une quête improbable à travers des royaumes où tout le monde semble avoir attendu 40 ans que ce vieux monsieur daigne bouger son cul.
Le clou du spectacle, c’est évidemment la baston finale. Arnold, 77 ans, torse nu, pectoraux oscillant entre la légende et la gravité terrestre, qui décapite un démon à la vitesse d’une tondeuse en panne. Les CGI sont d’un autre âge : on dirait que les effets spéciaux viennent directement de Hercule avec Kevin Sorbo. Mais bizarrement, ça colle parfaitement.
Bref, The Legend of Conan est le chef-d’œuvre qu’on n’a jamais eu. Un film qui existe uniquement dans nos esprits et dans les tweets désespérés de fans qui n’ont toujours pas digéré Conan le Destructeur. À défaut de l’avoir sur grand écran, on l’a dans nos fantasmes. Et parfois, c’est mieux ainsi. Parce qu’au fond, rien ne pouvait égaler l’attente.
Note : 5 Crom sur 5, uniquement parce qu’on ne l’a jamais vu. Mais Arnold a su nous le vendre. Démonstration :
Journaliste : Alors Arnold, The Legend of Conan, après toutes ces années… comment vous vous sentez ?
Arnold : Je me sens comme du bon vin… sauf que le vin, il ne perd pas ses abdos et ne se fait pas mal au dos en soulevant son épée.
Journaliste : On a attendu le film plus d’une décennie. Pourquoi ça a pris si longtemps ?
Arnold : Parce que chaque fois qu’on avait un script, il était… comment dire… plus faible qu’un méchant de Conan. Une fois, c’était Conan en coach de vie. Une autre fois, c’était Conan qui ouvrait une boulangerie. Moi, je voulais juste : épée, muscles, sang, Crom. Pas un spin-off de Top Chef.
Journaliste : Dans le film, vous êtes torse nu la moitié du temps. Pas trop dur à 77 ans ?
Arnold : Au début, oui. J’ai demandé un costume en CGI, comme dans Iron Man. Les producteurs ont dit non. Alors j’ai fait 4 000 pompes, mangé un bison entier, et hop : torse nu, comme dans les années 80. Mais attention… après chaque prise, il fallait 2 assistants pour m’aider à me relever du sol.
Journaliste : On dit que la scène finale a demandé 3 mois de tournage. Qu’est-ce qui a été le plus compliqué ?
Arnold : Me rappeler mes répliques. J’avais seulement deux phrases : “Par Crom !” et “Je suis Conan !”. Mais après 12 heures de tournage, je criais “Je suis Crom !” et “Par Conan !”. Le démon a éclaté de rire, on a dû refaire la prise.
Journaliste : Un mot pour vos fans qui attendaient ce film depuis si longtemps ?
Arnold : [il fixe la caméra, prend sa voix la plus grave]
Vous avez attendu 15 ans… vous pouvez attendre encore 15 ans pour la suite. Parce que The Legend of Conan 2 : Retirement of the Barbarian va être ÉNORME. I'll be back... Et Bach aussi, dans la prochaine version du film Amadeus.