C’est du grand art, ce réalisateur n’est pourtant pas très connu et sa filmographie est assez mince mais ce projet qui est littéralement sorti de nul part est un vrai miracle.
Les effets spéciaux n’ont pas vieillit, il faut dire que le héros inspiré des cartoons rend toutes ces animations intemporelles.
Aujourd’hui je ne trouve quasiment rien à redire pour chaque scène, l’histoire est simple et efficace, la musique est percutante, les acteurs sont parfaits dont Peter Greene qui est excellent dans le rôle du méchant.
Diaz fait son petit effet glamour pour sa première apparition mais son rôle va un peu au-delà parce qu’on sent subtilement que son intérêt pour le personnage de Jim Carrey est sincère.
Le show du Mask est une performance incroyable, hilarante et culte mais en le revoyant aujourd’hui je m’aperçois que le personnage discret de Stanley le jour est beaucoup plus subtil que ça également.
C’est un looser attachant, une sorte de chevalier blanc maladroit mais plus malin qu’il n’en a l’air et qui n'attendait qu'un petit coup de pouce magique du destin pour pleinement s’exprimer.
C’est peut-être même un des personnages les plus profonds et les plus proches de la personnalité de Carrey, en plus des autres facettes qu’il a pu récupérer au fond de lui pour Truman Show et Eternal Sunshine.
Il y a matière à réflexion également avec le personnage du psy sur la personnalité que l’on refoule et qu’on exacerbe.
J’ajouterai que la VF par Emmanuel Curtil est une masterclass également, accompagnée des excellentes voix de Patrick Floersheim et de Daniel Russo, tellement que je n’ai jamais osé le regarder en VO, l’entendre chanter Sancho le cubain sur la chorégraphie gracieuse de Jim Carrey c’est que du bonheur.