Cela ne casse pas 3 pattes à un coin-coin, mais compte tenu du budget apparemment serré malgré ces effets visuels "minéraux" du final, cette escapade caucasienne en Géorgie offre un genre de survival pas du tout honteux, et même assez prenant dans ses deux tiers.
Dommage que le dénouement tente de nous enfler un peu avec ses coups de violon et un bla-bla pseudo new age autour de la maladie, du deuil et du lâcher prise qu'on voyait pourtant venir dès le début.
Dommage, car cette histoire de fuite en avant domptée par les sirènes d'un mystérieux interlocuteur à l'autre bout du talkie-walkie, censé diriger la pauvre fille vers la survie, était une très bonne idée. Comme l'était cette pierre noire aux vertus (et vices) très particuliers qui auraient pu emmener le film vers quelque chose d'inédit.
Rattrapé in fine par ces hordes de bons sentiments, THE OCCUPANT est à voir pour sa partie post-crash d'hélico et pré-révélation ésotérique, une bonne partie du film quand même, et pour l'adorable minois d'Ella Balinska qui s'est donnée à fond pour une prestation plutôt sport.
Pas nul, mais un peu gâché quand même.
(Car il faut le rappeler, encore et encore, le genre se marie rarement bien avec la sensibilité bisounours).