Déjà, The Old Guard premier du nom n’était guère plus qu’un blockbuster tiède, recyclant les figures de l’immortalité guerrière dans un enrobage d’action convenue et de pseudo-profondeur émotionnelle. Mais avec The Old Guard 2, Netflix creuse encore plus bas.
Le film, prétendument plus ambitieux, s’effondre sous le poids de son propre sérieux, livrant un récit plat, dépourvu de tension, où l’enjeu dramatique semble avoir été sacrifié sur l’autel de l’esthétisme numérique. La mise en scène, paresseuse, peine à insuffler de la vie à une intrigue confuse, tandis que les scènes d’action, censées être le cœur du spectacle, manquent cruellement d’originalité et de rythme. Charlize Theron, bien que toujours magnétique, se débat avec un scénario sans relief, et Uma Thurman, pourtant promesse de charisme, est sous-exploitée. Les dialogues, artificiels, n’élèvent jamais les enjeux, et l’émotion, forcée, tombe à plat. Même le souffle mythologique du premier volet semble ici évacué, remplacé par une mécanique vide et une fin qui, en appelant une suite, provoque davantage le soupir que l’impatience.
Un naufrage cinématographique de plus, symptomatique d’un cinéma de plateforme sans âme ni mémoire.