Je soupçonne The Quiet Girl d’être un tantinet manipulateur dans la mesure ou le film ne lésine pas sur les moyens pour attendrir le spectateur. On nous présente une petite fille esseulée, non considérée de tous et pourtant adorable. Le choix de casting est redoutable avec Catherine Clinch aux yeux d’un bleu océans hypnotiques. La photographie très léchée, appuie sur l’imagerie carte postale de Irlande rurale ensoleillée vendue par le film et omniprésente. Les voisins des Anglais semble épargnés par la météo capricieuse du Royaume-Unis.
Néanmoins, malgré ces artifices déployés, je dois bien reconnaître avoir trouvé le film tout simplement très beau, délicat et touchant dans sa simplicité. Un récit de vacances à l’ancienne ou l’on s’émerveille de partager des plaisirs simples et en accord avec la nature. Et quelques non-dits scénaristiques légèrement prévisibles mais capturés avec soin et tendresse par la caméra de Colm Bairéad. L’accent gaélique ajoute une touche personnelle et originale au récit.
Et le film a l’intelligence de ne pas s’étaler ni de se perdre dans des sous intrigues inutiles et de resserrer son récit sur 90 petites minutes de joliesse et débouchant sur un final bouleversant qui m’a ému comme rarement. Chapeau de Trèfle !