One, two, three, four, five, six, seven
All good children go to heaven
Yorkshire, années 70.
Une région industrielle en déclin, où la misère sociale et la corruption sont monnaie courante. Une île dans une île, tenue par une police peu scrupuleuse. Une campagne qui sera le macabre théâtre des affaires Clare Kempley, Jeanette Garland, et d’autres cas de fillettes disparues.
L’une d’entre elle, Clare Kempley, est retrouvée sur un chantier, violée, battue, des ailes de cygne cousues dans le dos, une inscription, « 4 love » gravée dans sa peau. Eddie Dunford, un jeune journaliste interprété par Andrew Garfield, recevra, alors qu’il est déjà sur la piste du possible tueur en série un appel anonyme l’amenant à rapidement s’interroger sur l’intégrité des agents impliqués dans l’enquête.
The Year of our Lord : 1974
The Red Riding Trilogy est une magistrale et bien trop peu connue trilogie de téléfilms anglais basé sur les romans policiers de David Peace. Ce premier volet réunit un casting en or massif, de Sean Bean à l’excellent Andrew Garfield, en passant par Warren Clarke, Rebecca Hall, ou encore l’abonné aux seconds rôles Eddie Marsan.
Si les titres des téléfilms renseignent à chaque fois sur l’année approximative où se concentre l’intrigue, seul le premier, 1974, est quasi-exclusivement centré sur l’année en question, car il pose les bases du complexe développement à venir. Les suivant – 1980 et 1983 – opéreront de fréquents retours en arrière, particulièrement le dernier qui viendra éclairer (ou plutôt assombrir…) 1974, à tel point qu’il serait illogique de juger de ce film sans avoir vu ses suites.
Première pièce du puzzle
A chaque élément s’ajoutant aux précédents, une vérité glaçante émerge graduellement, celle de l’impunité et de l’insoupçonnable horreur dissimulée « sous les beaux tapis ». (Un reproche fait aux films, celui de leur lenteur, tient d’ailleurs au fait de cette progressivité de l’intrigue à se mettre en place. Un peu trop peut-être.)
Mais ces films ne font pas que nous plonger dans une enquête prenant aux tripes ; ils interrogent aussi profondément notre humanité, et notre vision du sens du devoir et du courage, face à une injustice latente qu’on devine sans pouvoir prouver.
Finalement, cette vérité éclatera sans brillance lors du dernier opus, sans conteste le plus abouti. Cela n’empêche que de larges parts soient révélées dans chacun des volets.
...Mais depuis quand vérité rime-t-elle avec happy end ?
One, two, three, four, five, six, seven
All good children go to heaven