La moyenne parce qu'on ne s'ennuie pas trop, quoi que... surtout pour la première partie en fait. Mais ça tient plus au rythme qu'au contenu: c'est l'exposition, ça tue non stop etc.
Visuellement:
On sent qu'il y a un manque de budget ou bien c'est tout simplement la DA qui est pauvre (elle l'est): c'est très quelconque, ça ne porte nulle part trace de la moindre inspiration.
L'histoire est sans intérêt, déjà-vue mille fois en mieux; les dialogues quand il y en a sont oubliables, bref, the sadness?
Je m'attendais à du Z totalement délirant et drôle à force d'outrance, mais aussi choquant et un peu limite, un étrange mélange des genre, horrible et drôle malgré lui, partant d'un rire nerveux, excitant et effrayant, un objet un peu fou quoi... c'est peu de dire qu'on est loin de ce que je craignais et espérais.
Comme the hunt en son temps, the sadness est principalement un projet de promo, un pari sur la hype: annoncé comme le film de zombie "le plus violent et le plus dépravé" the sadness vient titiller notre curiosité pour finalement pas grand chose: la violence n'y a rien de particulier, déjà-vue (la scène d'éventration du Jour des morts vivants de Romero, les délires gore de Brain dead de Jackson, bon, voilà), quant à la dépravation elle tient en qqs dialogues contenant les mots "bite, salope et chatte". Wow. Amazing. Et une scène de baise, vite fait et consentie. Mouaip.
Le reste c'est du hors-champs donc ça ou rien...
Il semble qu'effectivement et comme on peut le lire ici ou là, The sadness ne soit ni plus ni moins qu'un pompage de l'argument des romans graphiques Crossed. De sorte qu'en dehors de cet emprunt, il n'y ait fatalement pas grand chose: si le projet part d'un vol c'est qu'au départ il n'y a pas bcp d'idée, voire aucune, ça ne laisse donc pas présager grand chose en matière d'inspiration.
Mais le film, pas dénué de prétention, croit en sa proposition et étale son vide durant un peu plus de 90 minutes au cours desquelles on est à 2 doigts d'un "oui bon, et donc?".
Et donc rien. Le film n'arrive même pas à tenir un de ces propos fadasses sur l'homme loup pour l'homme banalité du mal, même pas ça.
Je crois que le film est le pur projet opportuniste d'un faiseur opportuniste n'ayant absolument rien à dire, mais qq chose à vendre.
Dans le genre film d'horreur psychologique perturbé et perturbant, le film à voir c'est The Signal , mais certainement pas the sadness, qui est très proche d'une toute simple perte de temps.