D'entrée, le générique et la première scène nous met dans le bain présente les thématiques qui parcourront tout le film. Un long plan séquence nous montrant une rue huppée de Londres et s'arrête sur un personnage ce dirigeant vers une grande bâtisse. Personne n'ouvrant la porte, il s'infiltre, inspecte et trouve un homme assoupi.
Il vient postuler pour un poste de domestique mais est filmé en plongé du point de vue de son maitre, clairement dominant. Ensuite le maitre se lève et les rapports s'inversent mais le doute c'est installé dans l'esprit du spectateur et tout le film sera parsemé de rapport de force qui s'inversent jusqu'à ce qu'il y est un vainqueur (et un perdant).
La petite amie de Tony voit très ce qui ce passe, mais n'arrive pas a le convaincre car hugo est arrivé a ce rendre indispensable. L'emprise ce fera petit a petit, avec l'arrivée de la très troublante soeur d'Hugo comme femme de chambre et d'un sous-texte homosexuel entre les deux hommes assez prononcé : la scène où ils jouent à cache-cache et où Hugo est caché dans la baignore est très éloquente. Le film parle aussi bien évidemment de la revanche des classes sociales défavorisé sur les nantis.
La mise en scène et l'utilisation du noir et blanc est exemplaire, Losey jouant beaucoup sur les ombres (dominantes souvent) et les reflets dans les miroirs, comme si l'on observait cette manipulation macabre a travers un juda. Il instille bien le malaise aussi grâce a la bande son : on entends très souvent les bruits de la rue, des gens qui parlent hors champs, comme pour symbolisé encore plus l'enferment des personnages principaux. La dernière partie vire carrément au baroque, un véritable cauchemar éveillé assez jubilatoire.
Un super film a découvrir quoi !!