Je ne l'ai pas fait par choix, et il n'y a pas grand chose à en dire
Alfred Hitchcock tint lui-même ces propos concernant ce film lors d'une célèbre interview avec François Truffaut en 1962.
On y retrouve de belles images emplies de symboles comme le maitre sait si bien les mettre en place dès le début du film avec une jeune cavalière, sur son cheval, une pomme à la main dans la nature, croisant une jeune homme en voiture pétaradante, avec un chapeau en main.
Il est le symbole de l'industriel qui va s'opposer aux traditions et à la sauvegarde de la nature.
A ce stade, le film est parfait. Ca fait 5 minutes.
Le film se perdra ensuite petit à petit après une offre aux enchères sulfureuse sur un terrain opposant évidemment jeune capitaliste qui veut installer des usines à vieux traditionaliste qui souhaite préserver le village.
Malheureusement, Hictchcock doit suivre la commande, il y a des tas de belles choses à mettre en place, mais l'histoire s'enlise dans son carcan trop étriqué d'une pièce de théatre rapidement démodée pour ne dire boudée déjà au moment du tournage.
Le noir et blanc et son son crachotant deviennent de moins en moins supportable dès lors que l'intrigue s'essoufle, ayant encore bien des choses à dire pourtant mais dans un rythme imposé infernal. Trop verbeux, statique et/ou théatral, The Skin Game restera un témoignage minime de l'oeuvre d'Alfred Hitchcock.