Dans The Stringer de Bao Nguyen, on retrouve une approche documentaire bien plus sobre que les productions sensationnalistes façon Netflix, même si un peu plus de synthèse n’aurait pas nui. Le film met surtout en lumière la manière dont les grandes structures internationales négligent leurs pigistes locaux, un sujet rarement traité avec autant de clarté et de retenue. En revanche, le passage avec les environnements 3D, qui aide grandement à comprendre l'environnement direct de la prise de la photo mythique, met trop de temps à arriver, et le rendu final — étonnamment daté pour 2025 — évoque des modélisations du début des années 2000.
On peut également souligner la relative impartialité de la rédaction qui semble vouloir donner la parole à tous les acteurs.
Malgré ces maladresses, le film reste éclairant et humain, suffisamment maîtrisé pour que je le recommande.