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The Substance commence comme un grand film. Dès les premières minutes, on sent une vraie proposition de cinéma : une ambiance maîtrisée, un univers visuel original, et surtout une tension horrifique omniprésente, qui ne relâche jamais la pression. La mise en scène est soignée, inventive, presque organique — elle respire le neuf, le viscéral, le dérangeant avec justesse. On est captivé.
La bande-son, elle, est un personnage à part entière. Elle enveloppe littéralement le spectateur avec ses basses lourdes, saturées, mouvantes — ça vibre, ça pulse, ça fait monter l’angoisse par vagues. C’est une expérience sensorielle assez folle, qui fonctionne parfaitement en salle. Tout est là pour promettre un grand moment de cinéma de genre, tendu, sombre, intelligent.
Mais voilà : à partir de la moitié du film, tout se dérègle.
La narration, qui jusque-là suivait un fil assez clair, se fragmente brutalement. Le film bascule dans une parodie gore, un enchaînement de scènes volontairement dérangeantes, excessives, souvent gratuites. On a presque l’impression d’assister à un concours de la scène la plus malsaine, sans réel lien avec ce qui précède. Le tout devient de plus en plus décousu, confus, presque absurde.
Il y a, en filigrane, une tentative de discours sur l’apparence physique, la pression sociale, l’identité, mais le message se perd dans le chaos visuel. Trop d’exagération tue l’intention. Ce qui aurait pu être une critique glaçante du regard porté sur les corps se transforme en un trip hallucinatoire difficile à suivre et émotionnellement détaché.
The Substance n’est pas un mauvais film — au contraire, c’est une œuvre ambitieuse, avec une première moitié exceptionnelle. Mais cette ambition finit par s’auto-détruire dans une deuxième partie où tout devient trop. Trop violent, trop absurde, trop éclaté pour rester cohérent.
Un film brillant à ses débuts, frustrant sur la longueur, qui aurait gagné à rester sur sa ligne de tension au lieu de chercher le choc à tout prix.
Créée
le 28 juin 2025
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