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„What the fuck did I just watch“ - c’est tout ce que j’ai pu dire en sortant de la séance. Mais dans le bon sens du terme.

The Substance nous plonge dans une seconde réalité, où chaque scène invite à une réflexion sur nos obsessions modernes – en particulier notre quête pour se conformer aux standards de beauté de la société.

Le casting est parfaitement choisi : Demi Moore incarne une icône de beauté vieillissante qui ne correspond plus aux normes contemporaines (malgré sa beauté) tandis que Margaret Qualley, plus jeune et apparemment parfaite, est là pour la remplacer. Cette dualité reflète la pression constante sur les femmes de rester attirantes, prêtes à être "remplacées" par une version plus jeune, plus fraîche, „plus parfaite“

La bande sonore mérite une mention spéciale : les choix musicaux et les effets sonores sont si forts qu’on pourrait presque suivre l’intégralité du film en fermant les yeux. Pourtant, ce serait passer à côté d’une réalisation visuelle incroyable : des gros plans intenses, des cadrages travaillés, et une direction artistique qui donne à chaque image un impact émotionnel fort et réfléchi.

Ce film invite à interpréter : Pour ma part, j’y vois une critique de l’obsession pour la jeunesse et de la perfection, de cette société qui dicte aux femmes comment être "belles" et désirables, et qui impose un idéal éphémère et inatteignable.

Ici vous pouvez spoiler !

La référence au handicap en fin de film est poignante, on peut même penser à The Elephant Man pour qui veut aller plus loin.

Et cette scène finale (attention, spoiler !) baignée de rouge est une véritable chef d’œuvre : dans une salle remplie de "coupables", chacun reçoit en pleine face ce qu’ils imposent aux jeunes femmes. Souffrir pour être belle, même jusqu’au sang - comme montré avec sa transformation par exemple qui peut faire référence à de la chirurgie esthétique.

La scène d’ouverture et la scène de fin qui se rejoignent est la finale parfaite, qui peut être interprété comme cercle vicieux, rempli de sarcasme, de symbolisme et de beauté macabre.

J’ai dû détourner les yeux à plusieurs reprises face aux aiguilles et au sang, mais ce film m’a profondément marqué. bravo.

Slintjeulie
9
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le 11 nov. 2024

Critique lue 12 fois

Slintjeulie

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